Voyager seule, le début

Image extraite du film Wild.
Image extraite du film Wild.

Pour mon premier voyage il y a 2 ans, je suis partie à Budapest, capitale de la Hongrie.

J’avais dans l’idée qu’un citytrip réussi devait réunir les simples éléments suivants : pas cher (j’étais fauchée), où on ne parle pas français (ça sonne tout de suite plus exotique), il faut prendre l’avion pour s’y rendre.

Ça se prévoit comment, un premier citytrip solo ?

Pour ma part : en improvisation totale.

La première étape : je me suis rendue sur un site de vol low cost proposant des vols en Europe (tels que: ryanair, wizzair, easyjet, ….), au milieu de la nuit.

Je rentrais de soirée…
Dans un contexte personnel assez mouvementé, voire chaotique. Rupture, déménagement, changement de statut de salariée à celui d’indépendante… J’étais, ou plutôt, je me croyais, au fond du trou. J’avais passé quelques heures à discuter avec une jeune femme qui avait connu la même situation personnelle, Elle m’a alors avoué que ce qui l’avait fortement aidée, ça avait été de partir quelques jours à l’étranger. Elle m’a conseillé de faire la même chose. Je n’y croyais pas. J’étais triste, abattue, paumée. Mais en rentrant, j’ai tout de même allumé mon ordinateur, et j’ai réservé un vol aller-retour pour Budapest.

Mes humbles conseils pour obtenir un vol le moins cher possible :

avion pas cher vol budapest

1/ Se connecter au milieu de la nuit (je me souviens, il était 3 heures du mat’ « mais qu’est-ce que je fous ? Je devrais être au lit ») sur des sites réputés pour être low cost (je parle ici pour les vols de courte durée)

2/ Faire varier les destinations et les dates : vous constaterez qu’il peut y avoir des gros écarts de prix à quelques jours de différence. Vous trouvez alors le vol le moins cher, pour une destination qui vous attire, Ou qui ne vous attire pas de premier abord pas, mais vous mettez cette destination au défi de vous surprendre.

Il faut alors réserver, sans hésiter. Il ne faut pas attendre, ni se donner le temps de la réflexion. Ce serait prendre le risque que le prix change, à la hausse, évidemment. Pour ma part, cette quête nocturne m’a permis de trouver un vol aller/retour pour Budapest à 16€. A ce moment-là, j’ai osé réserver parce que même si je changeais d’avis, « ce n’était que 16€ ».

3/ Pour que le prix reste inchangé et qu’aucun supplément ne vienne s’incruster sournoisement, veillez à :

– ne pas choisir de siège (cela implique un supplément), laissez le hasard choisir où vous poserez vos fesses

– ne pas demander de confirmation par sms (c’est payant, évidemment), si vous êtes étourdi, programmez un rappel sur votre téléphone portable

– ne pas payer pour un bagage supplémentaire, pour un citytrip, une valisette dite « cabine » suffit amplement, vous avez en plus droit à un bagage à main

– ne pas dépasser le poids autorisé pour les bagages (valisette et bagage à main), les kilos supplémentaires vous coûteront cher. Pareil pour les mesures, respectez-les. Je dois avouer n’avoir jamais eu de contrôle, mais si ça dépasse, ça implique un supplément

– ne pas choisir de pays pour l’assurance, mais choisir de ne pas prendre d’assurance

– faites vous amener afin de ne pas avoir à payer une navette ou le parking (un ami, un parent, du covoiturage, …)

Le voyage ou le début d’une nouvelle vie.

Et donc, cette nuit-là, pour 16€, souris en main et yeux cernés, j’ai changé ma vie. Sans petite musique de célébration, sans confetti. Sans même m’en rendre compte. Je n’ai pas réalisé l’importance de ce que je venais de faire. Je suis allée me coucher.

Le lendemain, au réveil, je me suis quand même rendue compte que 4 semaines plus tard, je prendrai l’avion, pour la première fois, pour me rendre en Hongrie. Mais j’avais tellement de choses à faire que je ne me préoccupais pas de ce voyage.

Une semaine avant le départ, mon premier préparatif : je me suis quand même arrangée pour faire garder mes chats.

La veille, j’étais prête. Je n’étais pas excitée à l’idée de partir à l’étranger, j’étais toujours abattue et stressée du fait du contexte personnel/professionnel (j’avais, en revanche, trouvé un nouvel appartement).

Je suis montée dans l’avion. Hourra. Il a décollé. Youpie. Puis atterri… Et là, j’ai laissé dans l’avion ce petit manteau de tristesse que je portais, aucune hôtesse de l’air ne m’a suivie « miss, miss, you’re forgot your jacket ! »… Je l’ai donc abandonné et j’ai profité de mon voyage. Je l’ai savouré.

Pendant ces 3 jours, j’ai découvert que j’étais capable ! Capable de savoir ce que je voulais faire/manger/découvrir. Capable de parler à des inconnus dans un anglais bancal et maladroit. Capable de ne pas me perdre. Capable de me perdre quand même, mais avec calme et sérénité.

J’avais un bouquin comme guide, mes pieds comme moyen de transport, un point de chute pour dormir. Et moins de 200€. Tout s’est parfaitement bien passé.

Tellement bien, que j’ai récidivé quelques mois plus tard en partant une journée à Londres, seule. Puis en Italie du Nord, une semaine, toujours seule. Puis Dublin, puis l’Islande et enfin, le Portugal. Et depuis le Portugal, c’est à deux que nous voyageons. Barcelone, le Vietnam, la Malaisie, Singapour… Et bien d’autres à venir ! Je vous invite à me suivre pour en savoir plus sur ces destinations passées et à venir…

Qu’avez-vous pensé de cet article? Avez-vous vous-même voyagé seul(e)? Si non, cet article vous a t-il donné l’envie de le faire? N’hésitez pas à me laisser vos commentaires et vos suggestions!

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